Le samedi 23 novembre, s’est déroulée la finale de la Copa Libertadores, la « Ligue des Champions » sud-américaine. La rencontre a opposé le club brésilien de Flamengo au club argentin de River Plate, tenant du titre. Le tout dans un contexte de tension, la finale étant délocalisée pour la deuxième fois d’affilée pour des raisons de sécurité. Durant 97 minutes, Flamengo a pris une leçon de maîtrise et de réalisme face à River Plate. En deux minutes, la tournure du match à complètement changé. En effet, les Cariocas ont retourné les tenants du titre pour s’adjuger une seconde Copa Libertadores, 38 ans après la première en 1981.
Qualification pour cette compétition
Pour participer à la Copa Libertadores, les deux clubs ont du batailler lors de la saison 2018/2019. Flamengo se qualifie normalement en finissant second de Série A brésilienne avec 72 points, soit à huit longueurs du premier, Palmeiras. Le club argentin, lui, ne devait pas être qualifié !! Ils ont fini 4e de la Primera Division à 6 points de la première place qualificative. Mais ayant gagné la précédente Conmebol Libertadores contre son rival argentin juré Boca Juniors (2-2; 3-1) 5-3 en cumulation des deux matches, River Plate était qualifié d’office.
La phase de groupe
1) River Plate
Le tenant du titre a fait un très mauvais début dans la compétition. Les hommes de Marcelo Gallardo ont fini 2e de la poule A à 4 points du premier, l’Internacional et à 3 points des places non-qualificatives.
2) Flamengo
Les Cariocas ont eu beaucoup de chance. Ils finissent 1er de la poule D avec le même nombre de points que le LDU Quito (Équateur) et Peñarol (Uruguay) (10 points), et sont qualifiés à l’aide du goal-average.
Les éliminations directes
1) River Plate
En huitièmes de finale, River Plate affronte le club brésilien de Cruzeiro et s’impose aux tirs aux buts (4-3). En quarts de finale, les hommes de Marcelo Gallardo se sont qualifiés très facilement en battant le club paraguayen du Cerro Porteño. Il gagne 2-0 à domicile et font match nul à l’extérieur (1-1). En demi-finales, le club argentin s’impose contre Boca Juniors. Il gagne 2-0 à domicile mais perd 0-1 à l’extérieur. Les Millonarios se sont fait peur mais se qualifient tout de même en finale pour sa deuxième fois consécutive.
2) Flamengo
En huitièmes de finale, les Cariocas affrontent le club équatorien de Emelec. Ce huitième était tellement mal parti pour le club brésilien qui perd 0-2 à l’extérieur, mais les hommes de Jorge Jesus ont su se rebeller et gagner 2-0 à domicile, et donc 4-2 aux tirs aux buts. En quarts de finale, les hommes de Jorge Jesus ont su se qualifier facilement contre l’Internacional. Ils gagnent 2-0 à domicile et font match nul à l’extérieur (1-1). En demi-finales, le club brésilien se qualifie très facilement contre Grêmio. Il fait match nul 1-1 à l’extérieur mais atomise l’autre club brésilien 5-0 à domicile. C’est une humiliation pour les joueurs de Grêmio. Les Cariocas se qualifient pour la finale et vont tenter de remporter leur seconde coupe, 38 ans après avoir remporté la première.
Une finale délocalisée et jouée sur un seul match
L’année dernière, les violences qui avaient frappé Buenos Aires avaient contraint la confédération sud-américaine à choisir Madrid comme lieu pour accueillir la finale retour entre les deux clubs argentins rivaux, River Plate et Boca Juniors. Cette fois-ci, c’est la crise sociale chilienne qui a obligé la Conmebol à procéder à un changement de dernière minute. Prévue à Santiago, cette finale a été reporté in extremis au Pérou, à Lima. La capitale péruvienne va être le théâtre de deux premières historiques: elle accueille pour la première fois l’épilogue de la prestigieuse compétition sud-américaine et la finale se joue cette année sur un seul match.
La finale
Au terme d’une finale renversante, très spectaculaire et pleine de suspense, Flamengo s’est adjugé ce samedi 23 novembre 2019 sa deuxième Copa Libertadores de son histoire. Sur la pelouse de l’Estadio Monumental de Lima, le club brésilien a fait plier le club argentin de River Plate, champion en titre (2-1). Menés pendant la plus grande partie de la rencontre suite à l’ouverture du score de Rafael Santos Borré pour les Millonarios (14e), les brésiliens ont su ne rien lâcher pour arracher une égalisation inespérée à la 89e minute par l’intermédiaire de Gabriel Barbosa. Ce même Barbosa qui n’était visiblement pas décidé à disputer les prolongations, s’est offert un doublé improbable dans les ultimes secondes du temps additionnel (90+2e) avant de faire l’exploit d’être expulsé trois minutes plus tard. Vainqueur de la compétition en 1981, Flamengo soulève donc le tant convoité trophée continental sud-américain pour la deuxième fois de son histoire. C’est l’explosion de toute une ville, celle de Rio de Janeiro. Pour les argentins, la pilule sera dur à avaler pour Marcelo Gallardo et ses hommes qui n’imaginaient certainement pas un tel retournement de situation.

