
Aujourd’hui, on va parler de ce qui constitue pour moi une finale d’anthologie. Oui, on va parler d’un match qui vaudrait à lui tout seul un grand roman ou un film. Il s’agit de la finale de la Ligue des Champions 2004-2005 opposant l’AC Milan de Paolo Maldini et le Liverpool de Steven Gerrard. Cette finale sera remportée un peu plus tard dans la soirée du 25 mai 2005 par les Reds au bout d’un suspens acharné et irrespirable.
La compétition en bref
– Côté Liverpool
Liverpool termine quatrième de la saison de Premier League 2003-2004, soit la dernière place qualificative pour la Ligue des Champions. Mais il y a un quand même un petit inconvénient à cette fameuse place de n°4. En effet, le club anglais doit passer un tour préliminaire, pour atteindre les poules de la compétition. Les Reds tombent contre la modeste équipe autrichienne du Grazer AK, et en fait qu’une seule bouchée (2-1). L’équipe dirigée par Rafael Benitez tombe dans le Groupe A avec comme adversaire l’AS Monaco, l’Olympiakos et le Deportivo La Corogne. Le club anglais finit second derrière le club de la Principauté. Suite à cela, les Reds terrassent le Bayer Leverkusen (6-2 aller-retour confondu) en huitièmes. Puis gagne face à la Juventus (2-1 aller-retour confondu) en quarts, face à Chelsea (1-0 aller-retour confondu) en demi.
– Côté Rossoneri
Du côté des italiens, ça été plus facile que les anglais. En effet, l’AC Milan termine champion de Série A et pourra compter sur Andriy Chevtchenko qui a fini meilleur buteur du championnat italien avec 24 réalisations. Les Rossoneri tombent dans le Groupe F avec le FC Barcelone, le Shakthar Donetsk et le Celtic Glasgow. Ils finissent facilement premier du groupe devant le FC Barcelone. Pour donner suite à ce parcours, l’équipe coaché par Carlo Ancelotti gagne face à Manchester United (2-0 aller-retour confondu) en huitièmes, étrille le rival de l’Inter Milan (5-0 aller-retour confondu), puis remporte la demie finale de justesse grâce au but marqué à l’extérieur face au PSV Eindhoven (3-3).
Le film de la finale
Solide comme jamais avec une paire Nesta-Stam infranchissable, un Pirlo en maestro parfait, un Kaka meneur de jeu délicieux et des attaquants efficaces, le Milan menait 3-0 à la pause. Maldini marquait dès la cinquantième seconde de jeu tandis que Crespo inscrivait un doublé sur des services de Chevtchenko (39e) et Kaka (44e). K-O debout et comme impuissant, Liverpool se voyait déjà aller chercher la médaille du vaincu. De retour de la pause, tout a radicalement changé ! En six minutes. Une tête de Steven Gerrard (54e). Un tir de loin de Vladimir Smicer sur lequel Dida était fautif (56e) et enfin un penalty de Xabi Alonso, transformé en deux fois, après une faute de Gennaro Gattuso (60e). La confiance changeait de camp. Le début d’un autre match où la peur d’en prendre un quatrième et la fatigue physique se faisaient sentir. Mais les Rossoneri parviennent à décrocher les prolongations. Les deux formations peinaient vraiment à se montrer créatives pour forcer la décision. Jusqu’à cette 117e minute où Jerzy Dudek se montrait exceptionnel d’une double parade face à Chevtchenko. Lors de la séance des tirs au but, le Milan voyait Serginho, Pirlo et Chevtchenko manquer leur tentative. Liverpool l’avait fait. La nuit était rouge.